La maladie d’Alzheimer se propage d’une région du cerveau à l’autre comme une infection
La maladie d’Alzheimer se propagerait d’une zone du cerveau à l’autre le long des circuits cérébraux, selon des recherches effectuées aux Etats-Unis sur des souris et publiées mercredi 1er février qui pourraient ouvrir la voie à des traitements pour les humains. Cette étude parue en ligne dans la revue PloS One confirme une nouvelle hypothèse d’évolution d’Alzheimer selon laquelle cette maladie se développe un peu comme une infection.
Mais dans ce cas il ne s’agit pas d’un agent infectieux mais d’une protéine anormale appelée tau dont l’agrégation sous forme de filament étouffe et détruit progressivement l’ensemble des cellules nerveuses ou neurones. Cette découverte laisse penser que bloquer ce processus suffisamment tôt pourrait empêcher la propagation de cette maladie dévastatrice et incurable. ‘Des recherches précédentes dont celles conduites avec des IRM [imagerie pas résonnance magnétique] sur des humains avaient déjà révélé ce type de propagation de la maladie’, souligne le Dr Scott Small, professeur de neurologie à la faculté de médecine de l’Université Columbia à New York, co-auteur de l’étude.
‘Mais ces différentes recherches ne permettaient pas de montrer avec certitude qu’Alzheimer se propage directement d’une région du cerveau à l’autre’, ajoute-t-il dans un communiqué. Pour ce faire, ces chercheurs ont développé des souris transgéniques porteuses du gène produisant une forme anormale de la protéine humaine tau dans le cortex entorhinal. Les cerveaux de ces souris ont été analysés à différents moments au cours d’une période de 22 mois pour établir la carte de la progression de la protéine tau. Ils ont constaté qu’au fur et à mesure que ces souris vieillissaient, cette protéine se propageait le long d’un passage anatomique depuis le cortex entorhinal, important pour la mémoire, jusqu’à l’hippocampe puis au néocortex.
‘Cette progression est très (…) Lire la suite sur lemonde.fr
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Le projet de parc national des zones humides prend l’eau
L’annonce avait été faite l’année dernière par le ministère de l’Environnement: les zones humides auraient leur parc national. Conformément aux engagements pris pendant le Grenelle de l’environnement, le premier parc national dédié à ces zones très riches en biodiversité devait être créé, dès 2013, sur un des trois sites sélectionnés. Mais aujourd’hui, les associations dénoncent un arrêt brutal de ce projet lié à des contestations locales.
Levier de boucliers des chasseurs et des agriculteurs
«Courant novembre, la ministre de l’Ecologie a annoncé que les zones pressenties étaient abandonnées car le projet n’était pas accepté localement», dénonce Dominique Aribert, directrice du pôle Conservation de la nature à la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Adieu Brouage (Charente-Maritime), l’Allier nord et la basse vallée du Doubs: les agriculteurs et les chasseurs ont eu raison des marais. «Dans le cas des marais de Brouage, dès que l’idée de parc a été connue, il y a eu une levée de boucliers dans le monde agricole et de la chasse, déplore Dominique Aribert. L’Etat n’a jamais organisé de concertation locale».
Un débat aurait été nécessaire selon Dominique Aribert, notamment pour expliquer que la création d’un parc naturel n’était pas une interdiction de toute activité: «Ca n’aurait pas rendu l’élevage impossible. Dans le marais breton, en Vendée, des mesures environnementales ont permis de pérenniser l’élevage extensif de bovins et même de faire revenir des agriculteurs.»
Un parc national qui ne soit pas «une étiquette»
D’un point de vue écologique, les zones humides sont des endroits stratégiques à protéger: elles abritent un grand nombre d’espèces, oiseaux et végétaux remarquables, et sont une protection naturelle contre les crues. (…) Lire la suite sur 20minutes.fr
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Un lynx boréal recueilli en Pologne rappelle la menace qui pèse sur l’espèce
Seuls 25% des lynx atteignent l’âge de trois ans auquel ils peuvent se reproduire. Bien qu’aujourd’hui règlementée, la chasse et la destruction de son habitat ont fait des ravages dans la population de ces félins.
Eradiqué d’une grande partie de l’Europe il y a 150 ans, le lynx est facilement reconnaissable à ses favoris et au “pinceau” de poils noirs qui orne ses oreilles pointues. A l’heure actuelle la population de lynx boréal en Europe est estimée entre 7.500 et 8.000 individus, essentiellement en Roumanie, en Scandinavie et dans les pays baltes. Si en Pologne, on évalue à 200 le nombre de ces gros chats sauvages, il a en revanche complètement disparu de Slovaquie.
Le lynx boréal erre en solitaire dans le nord est de la Pologne, limitrophe du Bélarus, de la Lituanie, de l’enclave russe de Kaliningrad, et dans les montagnes des Carpates. C’est ainsi que Benek, un jeune lynx qui a perdu sa mère quand il ne savait pas encore chasser, est sorti de la forêt et a été repéré juste avant Noël par des habitants qui ont alerté le centre de soins. “Il essayait d’attraper des poules dans les fermes de la région mais, pourchassé par des chiens, il a dû se réfugier dans un arbre. Quand nous l’avons trouvé, il était affamé, épuisé, et il avait besoin d’être secouru”, raconte Andrzej Fedaczynski, 52 ans, qui s’occupe avec son fils Radoslaw du cabinet vétérinaire rattaché au centre.
Benek est le 5e lynx à avoir été ainsi sauvé en trois ans. “Nous ne voulons pas être un sanctuaire pour les lynx. Notre objectif est qu’ils retournent à l’état sauvage”, explique Radoslaw cité par Sciences et avenir. “Ils ont un remarquable instinct de survie”. Une fois endormi à l’aide d’un tranquilisant, Benek a été extrait de sa cage et installée à l’écart pour lui éviter de s’habituer à l’homme. “Son poids est bien inférieur à ce qu’il devrait être, donc nous ne pouvons (…) Lire la suite sur maxisciences.com
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lynx
Le sac de nœuds de Saclay
La réussite marquante du quinquennat sarkozien… ou son plus formidable coup de bluff ? Déjà, cette question se pose pour l’ensemble de sa politique universitaire et de recherche. Elle s’impose pour ce qui devait en être le joyau : le Campus Paris-Saclay, censé devenir le plus puissant des pôles d’excellence nationaux, à l’origine d’une nouvelle alliance entre la science, la technologie et l’industrie, productrice d’activités nouvelles et d’emplois qualifiés.
Où en est le Campus Paris-Saclay ? Au départ, il avait fière allure, si l’on considère ses acteurs. L’Université Paris-sud, Polytechnique, l’ENS de Cachan, Paris-Tech (Agro et Mines), Centrale, des laboratoires d’entreprises (Thalès, EDF). Et des laboratoires communs avec le CNRS et le CEA. Des équipements scientifiques de qualité mondiale comme le synchrotron Soleil, Neurospin (exploration du cerveau), des lasers de puissance… Au total, près de 15% du potentiel de recherche national, estime-t-on.
Arrière-pensée. Se rater sur cette opération ne peut donc qu’être catastrophique. Or, elle cumule retard à l’allumage, incohérence du projet, bisbilles entre acteurs, volonté politique de faire des deux géants réels du site – l’Université et le CNRS – des «nains» politiques de la gouvernance afin de contourner les universitaires et les chercheurs…
Le nerf de la guerre ? L’argent. Il attend que le jury de l’appel à projet Idex (Initiative d’excellence) choisisse parmi neuf projets ceux qui auront à se partager 7,7 milliards d’euros. Une dotation en capital, dont seuls les intérêts seront disponibles… alors que la seule rénovation du campus d’Orsay était estimée à près d’un milliard.
Mu par la volonté de pouvoir afficher des réalisations avant les élections, le gouvernement pousse des décisions de financements de projets (la construction sur le plateau de Saclay de l’Institut des sciences moléculaires, un site pour la pharmacie et les neurosciences, l’Institut diversité et écologie du vivant…) dans un processus (…) Lire la suite sur Liberation.fr
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Neige et verglas : 20 départements en vigilance orange
Météo France a ramené mardi 31 janvier à 6 heures de 24 à 20 les départements concernés par l’alerte orange ‘neige-verglas’ diffusée en raison du premier épisode neigeux notable de l’hiver, avec des chutes de neige arrivant par l’ouest et se dirigeant vers l’est et le sud-est.
Les départements de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud ont été placés en vigilance orange, a annoncé Météo France. Météo France a en outre maintenu le suivi pour l’Aveyron, le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Haute-Loire, la Loire, le Rhône, l’Ain, la Haute-Savoie, la Savoie, l’Isère, la Drôme, l’Ardèche, les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse.
Dans la nuit, la perturbation devait quitter les régions de l’ouest en continuant de se déplacer vers l’est et le sud-est, gagnant d’abord le Massif central puis, en deuxième partie de nuit et durant la journée de mardi, la perturbation neigeuse devait atteindre les régions Rhône-Alpes et PACA. Bison Futé conseille prudence et vigilance ‘si vous devez absolument vous déplacer’ et de ‘prévoir un équipement minimum’ au cas où il faudrait attendre plusieurs heures sur la route à bord de son véhicule.
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Dépénalisation cannabis: la gauche en pétard ?
Tout le monde était d’accord. Les intervenants : Patrice Bessac, porte-parole du Parti Communiste, fin connaisseur des problématiques liées aux drogues et Annick Lepetit, député PS. Mais aussi la modératrice et le public, en tout cas la partie qui s’est exprimée. Pas de débat donc. Plutôt un état des lieux, une présentation des arguments pro-légalisation. Des arguments qui s’élaborent à partir d’un constat : celui de l’échec de la guerre contre la drogue initiée par Nixon dans les années 70 et propagée dans une bonne partie du monde occidental. Coûts exorbitants, résultats discutables sinon inexistants, trafics florissants, quartiers entiers vivant sur l’argent de la drogue, consommateurs innombrables… Autant de signaux forts qui devraient pousser à une évolution de la législation sur la drogue en général et sur le cannabis en particulier, selon Patrick Bessac et Annick Lepetit.
« Le but ce n’est pas d’encourager la fumette »
Et ils parlent bien de légalisation. Pas de dépénalisation, « trop hypocrite » selon la député PS qui met en valeur l’absurdité d’un système tolérant la consommation d’un produit dont la production et la vente serait interdite. La légalisation, une manière de baisser les bras devant le fait accompli ? Au contraire, selon Annick Lepetit, « ce qui est grave, c’est le non-dit, c’est de ne rien faire ». La député met au passage les choses au clair, « le but ce n’est pas d’encourager la fumette, de dire allez-y faites pousser de l’herbe sur vos balcons ». Mais plutôt de prendre à bras le corps une problématique qui a un « fort impact social ». Patrice Bessac va même un peu plus loin. Mi-figue mi-raisin, il prône un « circuit court de production, des cultures bios », qui permettraient d’obtenir «des produits de qualité ».
Difficile de décerner la part de l’humour et celle du sérieux dans ses propos. Persuadé de la justesse de son combat, il n’ignore pas pour autant le danger que représente la consommation de cannabis pour les « personnes (…) Lire la suite sur Liberation.fr
Préparer Marseille
Il est grand temps de prendre les problèmes à la source
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Humus
