OMS : la tuberculose recule pour la première fois dans le monde
La tuberculose recule pour la première fois dans le monde, a annoncé, mardi 11 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a toutefois appelé les Etats à investir davantage dans la lutte contre les formes de la maladie résistantes aux médicaments.
Selon le rapport annuel de l’OMS sur la tuberculose (en anglais), 8,8 millions de personnes ont contracté le bacille l’an dernier, contre 9,4 millions l’année précédente. Le nombre de morts est aussi descendu à 1,4 million, le plus bas niveau depuis dix ans, après avoir atteint un sommet à 1,8 million en 2003.
‘La tuberculose tue moins et moins de gens contractent la maladie. C’est un progrès majeur. Mais il ne faut pas relâcher les efforts’, a commenté le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. ‘Des millions de gens continuent à contracter la maladie chaque année et trop de gens en meurent. Je plaide pour des efforts sérieux et soutenus en faveur de la prévention et des soins contre la tuberculose, surtout en direction des plus pauvres et des plus vulnérables de la planète’, a ajouté M. Ban.
LA LUTTE EST SOUS-FINANCÉE
La lutte contre la maladie nécessiterait en effet un milliard de dollars supplémentaires en 2012, selon le rapport. Les efforts de lutte contre la tuberculose multirésistante sont particulièrement sous-financés. En 2010, 46 000 personnes dans le monde ont été traitées pour des cas de tuberculose multirésistante, soit 16 % seulement du total de la population atteinte. Ces patients sont victimes d’une bactérie qui ne répond pas au traitement habituel de six mois et doivent être soignés pendant deux ans à l’aide de médicaments moins puissants et plus chers.
Au cours de la décennie écoulée, les progrès les plus notables ont été réalisés au Kenya et en Tanzanie, où les cas de tuberculose ont reculé après s’être envolés parallèlement à l’épidémie de sida. Des avancées majeures ont été accomplies au Brésil et en Chine, où le nombre de (…) Lire la suite sur lemonde.fr
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Les soupçons de trafic d’organes planent au-dessus du Kosovo
Le
25 janvier l’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe devra trancher: adopter ou pas les
conclusions d’un rapport [PDF] concluant à l’existence, en 1999
et 2000, de trafics d’organes prélevés
sur des prisonniers de l’UÇK [Armée de Libération du Kosovo]. Rendu public à la
mi-décembre, ce rapport ne cesse d’alimenter de très violentes réactions politiques
et diplomatiques. Accusé d’être directement impliqué dans ce trafic, l’actuel Premier
ministre kosovar, Hashim Thaçi, a qualifié ce rapport de «raciste», le comparant
à une forme de propagande nazie. Il accuse l’auteur du rapport de s’être «mis au service du
nationalisme serbe» tandis que la Serbie, qui considère toujours le Kosovo
comme sa province méridionale, s’est félicité de sa publication.
Le Kosovo a, en février
2008, déclaré son indépendance vis-à-vis de la Serbie. Il a été reconnu à ce
jour par 72 pays, dont les Etats-Unis et 22 des 27 Etats de l’Union européenne.
Pristina tente
aujourd’hui de faire pression auprès de différents pays membres du Conseil de
l’Europe pour que le rapport ne
soit pas adopté et que la communauté internationale n’en tire aucune
conséquence.
Car
avant l’examen du rapport par l’Assemblée parlementaire, la Commission des questions
juridiques du Conseil de l’Europe (institution qui réunit 47 pays) a adopté à
l’unanimité un projet de résolution basé sur ce rapport. Elle estime indispensable
que soient menées «une série d’enquêtes
internationales et nationales sur des indices de disparitions, de trafic
d’organes, de corruption et de collusion auxquels se seraient livrés des
groupes liés au crime organisé et des milieux politiques au Kosovo».
Une première piste dans le livre de Carla del Ponte
Selon ce rapport, de nombreux indices
semblent confirmer qu’aussitôt après la fin du conflit, des organes auraient
été prélevés sur des prisonniers (Serbes et Kosovars albanais) dans une
clinique en territoire albanais, près de Fushë-Krujë, pour les transporter
ensuite à l’étranger à des fins de transplantation. En clair on aurait, à des fins de
transplantation, sur le Vieux Continent, prélevé des organes chez des
prisonniers sur un mode similaire à des pratiques encore récemment mises en
œuvre en Chine chez des personnes condamnées à mort.
Les parlementaires membres de cette Commission juridique
précisent que cette activité criminelle avait, en 1999 et
2000, pu se développer en profitant du chaos régnant de la région et ce du fait
de certains chefs des milices de l’UÇK liés au crime organisé. Ils ajoutent
qu’elle s’est poursuivie depuis sous
d’autres formes —comme le démontrerait une enquête en cours menée par la
mission européenne de police et de justice— visant tout particulièrement la
clinique «Medicus» de Pristina dont nous parlerons plus bas.
Le rapport controversé
est signé du parlementaire suisse Dick Marty, qui s’est mis sur la piste de
cette possible existence de ce trafic après la
publication, en avril 2008, d’un livre de l’ancienne procureure auprès du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY),
Carla Del Ponte, sur ses expériences au sein de cette
institution.
Membre depuis 1998 de
l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Dick Marty, 65 ans, est un ancien
procureur général du canton italien du Tessin. En 2006, il avait signé un
rapport retentissant sur l’existence de «prisons secrètes» de la CIA en Europe
ainsi que sur des transferts illégaux de terroristes présumés à travers
l’espace aérien européen.
«Elle fait état d’un trafic d’organes humains prélevés sur des
prisonniers serbes qui aurait été commis par des responsables de l’ “Armée de Libération
du Kosovo”. Ces affirmations sont surprenantes à plus d’un titre et ont suscité
de vives réactions. Surprenantes, tout d’abord, parce qu’elles émanent d’une
personne qui a œuvré, en revêtant de hautes responsabilités, justement au cœur
du système judiciaire chargé de poursuivre les crimes commis au cours du
conflit qui a ravagé l’ex-Yougoslavie. Surprenantes, aussi et surtout, parce
qu’aucune suite n’avait apparemment été donnée à ces allégations, jugées
pourtant tellement sérieuses au point d’être reprises dans le livre de l’ancienne
procureure, qui ne pouvait certes pas ignorer l’importance et la portée des
accusations qu’elle a décidé de rendre publiques.»
Après
une enquête de près de deux années, Dick Marty fournit un faisceau d’éléments troublants
de nature à réactiver toutes les passions entre les principaux acteurs du
récent conflit.
«Le mandat confié est tout de suite apparu d’une extraordinaire
difficulté. Les faits allégués (…) auraient eu lieu il y a une dizaine d’années
et n’avaient été objet d’une véritable enquête par aucune des autorités
nationales et internationales qui ont été en charge des territoires concernés. La structure encore très clanique de la
société kosovare ainsi que l’absence d’une véritable société civile ont rendu
extrêmement difficile l’établissement de contacts avec des sources locales. A
cela s’ajoute la peur, souvent une véritable terreur, que nous avons constatée
auprès de certains de nos interlocuteurs dès que nous touchions le sujet de nos
recherches. Même certains représentants des autorités internationales ne
cachaient pas leur absence de volonté de s’occuper de ces faits.»
La clinique Medicus, point central du trafic
Usant
prudemment du conditionnel, Dick Marty écrit que ce serait à
Fushë-Krujë, en territoire albanais [PDF], que le petit groupe de prisonniers sélectionnés par l’UÇK auraient été tués avant
que l’on prélève certains de leurs organes à des fins de transplantation. L’auteur
estime que les témoignages qu’il a recueillis lui permettent de conclure «de manière crédible et cohérente» quant
à la méthodologie suivie. Des sources «indépendantes
et distinctes, internes à l’UÇK» lui ont communiqué un certain nombre d’éléments
et de perspectives sur le fonctionnement du réseau de trafic d’organes.
«Lorsqu’il était confirmé que les chirurgiens chargés de la
transplantation étaient en place et prêts à opérer, les prisonniers auraient
été sommairement exécutés par balle par un agent de l’UÇK et leurs corps
étaient transportés rapidement à la clinique où avait lieu l’opération. La procédure chirurgicale appliquée –extraction des reins sur un cadavre au lieu d’un prélèvement chirurgical sur un
donneur vivant– est le moyen le plus courant d’acquisition de dons d’organes
et de tissus à des fins de transplantation, mis à part la manière criminelle
d’obtention des cadavres. D’après les éminents experts en transplantation
d’organes que nous avons consultés au cours de notre enquête, cette procédure est
efficace et présente de faibles risques. D’après les sources, l’axe Fushë-Krujë avait été choisi pour
accueillir ces établissements à cause de sa proximité avec le principal
aéroport qui desservait Tirana. Les installations de cette plate-forme du
réseau de trafic d’organes –le «refuge» et la clinique utilisée pour les
opérations– étaient par conséquent faciles d’accès à la fois pour recevoir des
visiteurs internationaux et pour procéder à l’expédition des organes.»
Mais Dick Marty va plus loin. Il estime ainsi disposer
d’informations laissant penser qu’il existe, aujourd’hui encore, un véritable trafic international criminel
d’organes humains, impliquant des complicités dans au moins trois pays étrangers.
Après la découverte, en 2008, de l’existence d’un trafic d’organes (des reins prélevés sur des personnes
«volontaires» à la clinique Medicus de Pristina, capitale du Kosovo), cette
affaire va faire l’objet d’un procès qui devrait s’ouvrir en janvier. Sept Kosovars sont accusées
d’avoir, de diverses manières, développé un réseau de transplantations de reins
prélevés contre une simple promesse de rémunération (de l’ordre de 20.000
dollars, 15.300 euros) chez une trentaine de personnes pauvres venues de différents pays
parmi lesquels le Kazakhstan, la
Moldavie et la Turquie. Les receveurs étaient des personnes souffrant d’insuffisance
rénale grave et venant du Canada, de Pologne et d’Israël. Ils auraient versé
jusqu’à 90.000 dollars pour bénéficier de cette intervention salvatrice.
Pour Dick Marty, il ne fait aucun doute que le trafic de la
clinique Medicus est le prolongement direct des pratiques initiées en 1999 et
2000 sur des personnes tuées avant d’être prélevées. Et il estime que certaines
personnes impliquées il y a dix ans le sont également dans l’affaire Medicus.
Lesquelles? Le
Premier ministre kosovar, Hashim Thaçi est-il personnellement impliqué comme le
laisse supposer le rapport? On n’en
saura pas plus. «Par
respect pour l’enquête et la procédure judiciaire en cours conduite par Eulex [mission civile menée par l'Union européenne qui vise à promouvoir
l'État de droit au Kosovo] et
le Bureau du Procureur spécial du Kosovo, nous renonçons, pour le moment, à
rendre public les résultats de nos recherches sur cet aspect spécifique»,
écrit-il.
L’ONU ne savait rien, assure Bernard Kouchner
Il cite toutefois,
pour ce qui est de la période 1999-2000, Shaip Muja, figure historique de l’UCK, chirurgien de formation et aujourd’hui
conseiller politique auprès du cabinet du Premier ministre du Kosovo, notamment
en charge de la Santé.
Dans l’attente de son examen par l’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe, le «rapport Marty» agite et inquiète
les milieux diplomatiques; et ce d’autant qu’il met également en cause la communauté
internationale, qui aurait préféré
fermer les yeux sur un certain nombre d’exactions et favoriser un certain «pragmatisme» pour garantir alors la stabilité politique
de la région. Sur ce point, le Mouvement
contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a demandé l’audition
de Bernard Kouchner qui fut à la tête de la mission de l’ONU au Kosovo (Minuk)
de 1999 à 2001.
L’ancien ministre français des Affaires étrangères
a aussitôt fait savoir que la mission de l’ONU au Kosovo n’avait pas eu connaissance
du trafic présumé. «Nous ne savions rien. Si nous l’avions su, nous aurions
envoyé des gens pour établir les faits et enquêter ou non», a déclaré Bernard
Kouchner dans une interview à la rédaction des émissions en serbe de la BBC.
Les Etats-Unis ont très rapidement réagi à la
publication du rapport Marty et invité son auteur à fournir les preuves
de ses allégations. «Tous les éléments et toutes les sources cités dans
le rapport doivent être donnés aux autorités compétentes pour conduire une enquête
complète et dans les règles, déclarait il y a peu l’actuel porte-parole du département d’Etat. Nous
prenons très au sérieux toutes les allégations crédibles d’activités criminelles et nous encourageons la coopération
dans ce domaine».A Bruxelles, la chef de la diplomatie européenne,
Catherine Ashton, a également invité Dick Marty à présenter les preuves à sa
disposition à la mission Eulex tandis qu’Amnesty international appelait Eulex à
ouvrir une enquête immédiate sur la possible implication du Premier ministre
kosovar. Les autorités albanaises ont également vivement réagi aux «calomnies»
du rapport du parlementaire suisse, le président albanais, Bamir Topi rappelant
que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI), la Mission de
l’ONU au Kosovo et la mission Eulex «avaient déjà engagé des enquêtes, sans
trouver de preuves suffisantes et convaincantes pour la justice.» Enfin, sur la
base du rapport Marty, la Serbie a demandé au TPI d’ouvrir une enquête sur des
responsables de la mission de l’ONU au Kosovo (Minuk) qu’elle accuse d’avoir dissimulé des preuves dans cette affaire.
Aujourd’hui, trois questions
essentielles demeurent sans réponse. Le trafic dénoncé par Dick Marty pour la
période 1999-2000 a-t-il existé et a-t-on véritablement tué des
prisonniers pour l’alimenter? Ce
trafic s’est-il ensuite poursuivi de manière ininterrompue à partir de
«donneurs» vivants en impliquant tout ou partie des mêmes acteurs? La
responsabilité personnelle du Premier ministre du Kosovo est-elle engagée?
«Dans
l’état actuel des données, il est impossible de conclure de manière définitive pour
la période 1999-2000 et il faut se méfier des amalgames et des manipulations
toujours possibles», a déclaré à
Slate.fr le Dr Luc Noël, en charge de la lutte contre les trafics d’organes à
l’OMS:
«Si les accusations devaient se révéler fondées pour cette période, il
s’agirait bien évidemment de faits insupportables inspirant le plus profond
dégoût. En toute hypothèse, compte-tenu de la situation qui prévalait dans
cette région et à cette époque, si un tel trafic a véritablement existé, il me
semble qu’il n’aurait pu l’être que sur une très petite échelle.»
Plus
généralement, il est peu probable que l’on puisse en Europe pouvoir durablement
développer un trafic d’organes humains sur de grandes échelles comme on a pu le voir
dernièrement en Inde. «Le secret ne
pourrait être gardé très longtemps», estime Luc Noël. Pour autant, nous sommes aujourd’hui confrontés à une double réalité: d’une part le procès en cours à Pristina; de l’autre les accusations hautement problématiques formulées dans le rapport du Conseil de l’Europe. Qui peut aujourd’hui avoir intérêt à ce que toute la lumière ne soit pas faite sur ce qui s’est —ou non— passé il y a dix ans?
Jean-Yves Nau
Il collectionne des échantillons de terre de 193 pays !
Un artiste américain sillonne le monde pour récolter un échantillon de chaque pays répertorié à l’ONU.
Il est ce que les Américains appellent “un artiste du 11 septembre 2001″. Après les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, Gary Simpson a décidé de passer outre les barrières de langue, culture et religion, pour travailler sur ce que l’humanité à en commun, c’est à dire, le sol. C’est pour cela qu’il traverse le monde afin de récolter un échantillon pur du sol des 193 pays existants. Son projet se nomme à juste titre “Common Grounds 191″, au nom des 191 membres de l’ONU avant la création du Monténégro et du Sud-Soudan. L’oeuvre finale sera un panneau de 196 cases, pour chaque État avec une marge de manoeuvre pour l’artiste. Tous les échantillons seront colorés avec une multitude de nuances, pour créer un paysage abstrait, composé de symboles passés et actuels de l’humanité, rapporte le Los Angeles Times.
Penser l’idée était simple, la réaliser c’était une autre histoire. “J’étais naïf”, avoue Gary Simpson. “Je veux dire, c’est peut-être juste de la terre, mais on ne peut pas juste l’envoyer comme ça”. Douanes récalcitrantes, séances d’empreintes digitales, et bureaucratie moyenâgeuse étaient autant d’obstacles, même dans son propre pays. Le Ministère américain de l’Agriculture a ainsi chauffé à 500 degrés pendant 45 minutes tous ses échantillons qu’il recevait de l’étranger. Pour ce qui était des pays en eaux troubles avec l’Oncle Sam comme Cuba, la Syrie ou l’Iran, les échantillons passaient par le Bureau de Contrôle des biens étrangers du Trésor Américain. Chaque parcelle de terre est en effet considérée comme un bien potentiel, exigeant une autorisation particulière.
Le pays le plus difficile ? La Corée du Nord
Gary Simpson a bien entendu reçu de l’aide, notamment de la part de simples vacanciers, en passant par les (…) Lire la suite sur Zigonet.com
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Raid sur des tournesols «mutés»
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de tournesols «mutés», entre Hauterives et Saint-Martin-d’Août dans la Drôme. Une action commando destinée à lutter contre les «OGM cachés» et revendiquée par les faucheurs dans un communiqué. Selon eux, la parcelle abritait une variété de tournesols tolérante à un herbicide utilisé pour éradiquer l’ambroisie (une plante qui provoque des réactions allergiques). Les faucheurs dénoncent «les multinationales de la semence» qui cherchent à imposer ces tournesols mutés en étiquetant les semences comme «issues de sélection classique».
Retrouvez cet article sur Liberation.fr
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Hulot à l’ONU ? «En aucun cas»
Les femmes sont-elles en voie de disparition ?
Selon un hebdomadaire britannique, le faible taux de fécondité des femmes pourraient mener à une disparition des femmes dans plusieurs pays.
Selon The Economist, les tendances démographiques actuelles remettent en question le renouvellement de la population féminine. “Selon les Nations unies, dans 83 pays et territoires autour du monde, les femmes n’auront pas assez de filles pour les remplacer, à moins que le taux de fertilité ne grimpe.”, explique le magazine. “Si rien ne change, [...] Hong-Kong peut s’attendre à donner naissance à sa dernière femme en 2798. [...] Selon la même logique implacable, le Japon, l’Allemagne, la Russie, l’Italie et l’Espagne ne verront pas le prochain millénaire. Même la Chine, qui a une histoire remontant à au moins 3 700 ans, n’en a plus que 1 500 à vivre”, conclut-il.
Le cas français n’est pas mentionné dans le graphique de l’hebdomadaire, mais le site Slate s’est lancé dans des prévisions à partir des données de l’ONU. La France a un taux de reproduction de filles de 0,95 par femme, soit un taux plus élevé que les pays frontaliers qui se situent entre 0,65 et 0,70. Avec une population de 33,5 millions de femmes et un âge moyen à l’accouchement de 30,1 ans en 2010, 338 générations seraient nécessaires pour arriver à l’extinction de la femme française, soit vers l’an 12184. Évidemment les estimations de The Economist sont des “calculs à la louche” comme le dit lui-même le magazine. L’ONU voit pour la France un taux “moyen”, passant au-dessus de 1 vers 2060. Chaque génération de femmes donnerait naissance à un peu plus de filles.
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