Julian Assange est bel et bien accusé de viol
Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a été libéré de prison sous
caution jeudi 16 décembre après avoir été retenu par la police britannique suite
à la diffusion d’un mandat d’arrêt suédois. La bataille judiciaire et les
accusations contre Assange sont devenues au fil des semaines très floues,
notamment parce que ses défenseurs affirment depuis le début qu’il s’agit d’un
complot de la CIA. Certains médias, comme AOL News, ont également participé à la
confusion en écrivant qu’Assange était poursuivi pour «sexe par surprise».
Mais certains faits sont avérés:
Assange est accusé «de coercition
illégale, deux cas d’agression sexuelle et d’un viol», résume le
magazine Wired. Le Guardian, qui a eu accès aux rapports de police, vient à son
tour clarifier l’affaire, et les révélations du quotidien britannique ne sont
pas bonnes pour les soutiens d’Assange. Premièrement, il semblerait que l’avocat
britannique d’Assange ait bien eu accès à l’intégralité de la plainte contre
son client, contrairement à ce qu’il a affirmé dans les médias.
A propos des accusations, elles portent toutes sur des faits qui se sont
produits sur une période de 10 jours. Une des femmes, appelée A, affirme qu’Assange
a insisté malgré ses tentatives pour arrêter. Alors qu’ils étaient sur le point de
faire l’amour, Assange l’aurait empêché à plusieurs reprises de prendre un
préservatif «en tenant ses bras et en coinçant ses jambes». Quand il a enfin
accepté d’utiliser un préservatif, la femme l’accuse d’avoir fait quelque chose
qui a entraîné la déchirure du préservatif et d’avoir «éjaculé sans se retirer», rapporte le Guardian. L’autre femme,
appelée W, a déclaré qu’Assange avait commencé à lui faire l’amour sans
préservatif alors qu’elle dormait.
Assange a toujours nié tout méfait et prétend que les accusations font
partie d’un complot contre lui. Une des raisons pour lesquelles l’affaire est
si déroutante est qu’il «ne s’agit pas d’un
cas de viol parfait», écrit le site Jezebel. Les femmes qui ont
porté plainte avaient des relations amicales avec Assange, et elles ont
peut-être voulu faire l’amour avec lui, mais elles ne voulaient apparemment pas
faire l’amour de la même manière que lui, ce qui brouille les pistes pour
certains. Mais comme le souligne la bloggeuse américaine Kate Harding, une
chose est claire et très facile à comprendre:
«Être consentante pour faire l’amour
avec un préservatif et être consentante pour le faire sans sont deux choses
tout à fait différentes.»
Photo: un des portraits de Julian Assange sur son probable profil sur OKCupid.












